The European Topos in the New Macedonian Novel / Le topos européen dans le nouveau roman macédonien

Katica KULAVKOVA

Abstract


The European topos in the new Macedonian novel is accepted as a home. Young Macedonian authors consider Europe their home. The fact that they live outside the European Union, or outside the European West, which has for a long time been considered the implicit cultural centre of the world, does not make them less European. Originally born in Macedonia, a cultural centre of the distant past that used to consider Western Europe a periphery, writers such as Goce Smilevski and Olivera Kjorveziroska materialize in their works the ‘Western European topos’ in a seemingly sidelong, but none the less essential manner. They draw attention to the dark side of Western culture and the suppressed content that official historiography tends to conceal. They remind us that Europe’s spiritual being knows no boundaries and that literature transcends institutional, conceptual, and ethical frontiers. Liberated from European stigma (fallacious moral, repressed memory, colonial traumas), these Macedonian authors reveal certain parts of the European Shadow (the collective unconscious, the historical archives full of shameful bits). No civilization is without its dark facets. That is the law of Light. That is how Europe is, composed of West and East, but also of North and South. It is liminal and intercultural. In its process of assimilating, it becomes assimilated.

The interpretation focuses on novels by Goce Smilevski (Razgovor so Spinoza / Conversation with Spinoza, 2002; Sestrata na Sigmund Frojd / Sigmund Freud’s Sister, 2007/2010, Vrakanjetо na zborovite / The Return of the Words, 2015) and by Olivera Kjorveziroska (Zakluchenoto telo na Lu / Lou’s Locked Body, 2005).


Le topos européen dans les romans macédoniens les plus récents est accepté comme domicile. Les jeunes auteurs macédoniens considèrent l'Europe comme leur propre maison. Le fait qu'ils vivent en dehors des frontières de l'Union européenne, c'est-à-dire hors de l'Ouest européen qui était pendant longtemps le centre culturel implicite du monde, ne les rend pas moins européens. Originaires de Macédoine, le centre culturel d'autrefois pour lequel l'Europe occidentale faisait partie de la périphérie, les écrivains comme Goce Smilevski et Olivera Kjorveziroska actualisent “le topos euro-occidental” d'une manière à première vue périphérique, latérale, mais d'ailleurs essentielle. Ils poussent l'attention vers la partie sombre de la culture euro-occidentale, vers les contenus que l'historiographie officielle a tendance de cacher. Ils rappellent que l'Etre de l'Europe ne reconnaît pas de frontières et que la littérature dépasse les frontières institutionnelles, conceptuelles et de valeur. Libérés de la stigmatisation européenne (morale fausse, mémoire inconsciente, traumatismes coloniales), les écrivains macédoniens reflètent des parties de l'Ombre européenne (l'inconscient collectif, l'archive historique pleine de taches noirs). Il n'y a pas de grandes civilisations sans visage sombre. C'est la loi de la Lumière, de l'Humanisme et de la Civilisation. Elle est comme ça l’Europe : constituée d'ouest et de nord, mais aussi d’est et de sud ; liminale et interculturelle. En assimilant, elle devient elle-même assimilée.


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