Stories of Suffering. Bodies and Illness in Post-communist Romanian Literature / Histoires de souffrance. Corps et maladie dans la littérature roumaine postcommuniste

Adina MOCANU

Abstract


The fall of communism means liberty of expression, among other things. Contemporary writers tackle topics that were either considered taboo, or were censored under communism, and they portray an immediate reality that reflects everyday society. One important element is the depiction of disease in the works written after 1989, namely from a perspective that pays great attention to the body. Diseases such as AIDS and syphilis terrify people, even though they are treatable and being kept under control. Departing from Susan Sontag's main idea from her essay Illness as Metaphor, in this article I explore the role of disease in contemporary society as depicted in two recent novels: Cruciada copiilor by Florina Ilis and Lizoanca la 11 ani by Doina Ruşti. Romanian post-communist society still avoids speaking about disease, because it is considered taboo. This avoidance most often frustrates the people afflicted by disease. One of the novels discussed in the article observes the relation between the disease and its symbolical meaning in post-communist society, and this is indicative of the problems people run into in their everyday lives. Thus, I demonstrate why disease is an important element in the reality depicted in the aforementioned novels, and I also highlight how illness becomes more than a metaphor. It shows the institutionalized or structural arrangements in society.

La chute du communisme signifie, entre autres, la liberté d'expression. Les écrivains contemporains s'attaquent à des sujets qui étaient tabous ou censurés sous le communisme, et ils dépeignent une réalité immédiate qui reflète la société au jour le jour. Un élément important est la représentation de la maladie dans les œuvres écrites après 1989, à savoir d'une perspective qui accorde une grande attention au corps. Les maladies telles que le SIDA ou la syphilis terrifient les gens, même s'ils sont traitables et gardés sous contrôle. À partir de l'idée principale de Susan Sontag dans son essai Illness as Metaphor, on se propose d'explorer le rôle que la maladie joue dans la société contemporaine dans deux romans récents : Cruciada copiilor de Florina Ilis et Lizoanca la 11 ani de Doina Ruşti. La société post-communiste roumaine évite toujours de parler de ces maladies car elles sont considérées taboues. Cette façon d’éviter la réalité frustre, très fréquemment, les personnes touchées par la maladie. Dans les romans sur lesquels on discute dans l'article on peut observer la relation entre la maladie et le symbolisme qu'elle porte dans la société post-communiste, et cela parle des problèmes auxquels se heurtent les gens au quotidien. Ainsi, on va montrer pourquoi la maladie est un élément important dans la réalité décrite dans les romans susmentionnés, et on va également souligner comment la maladie dans les deux romans devient plus qu'une métaphore. Elle montre aussi les arrangements institutionnels ou structurels dans la société.


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